Conférence publique
présentée en collaboration avec l'AEPOA et l'UQAM
Mardi, 19 février à 19h 
UQAM, salle A-2730
Pavillon A, 400 rue Sainte-Catherine Est

Épigraphie numérique : les nouvelles technologies au service de l'égyptologie

par Perrine Poiron 
Doctorante en égyptologie 
UQAM, en cotutelle avec l'U. Paris-Sorbonne 


    L’Égyptologie est une discipline pluridisciplinaire et il n’est donc pas rare de voir un chercheur, une chercheuse, posséder plusieurs casquettes variant de l’archéologie, à la philologie, à la photographie et au dessin. Ces dernières années, les outils et les technologies disponibles sur le marché n’ont eu de cesse d’augmenter et de se perfectionner. Des outils de traitements de données tels FileMaker Access ou Zotéro, aux outils de traitements des images tels photoshop, InDesign ou Illustrator, voire les outils venant compléter ces derniers comme D-Strech et Image-J, tous arrivent par vague simultanées ou successives dans le milieu de l’Égyptologie. C’est par exemple grâce aux outils comme D-Strech et photoshop que Cédric Gobeil et son équipe ont pu dévoiler des tatouages sur le corps de momies. Ou que Yannis Gourdon a pu relever avec une belle clarté les quelques 150 inscriptions sur les parois rocheuses d’Hatnoub. D’autres sont plus intéressés par la technologie 3D, comme l’équipe de Peter Der Manuellian à Harvard, qui propose une reconstitution de Giza avec des possibilités de visites virtuelles du site. 

    Le champ de l’épigraphie bénéficie lui aussi de l’évolution des technologies. Par exemple, le Chicago House propose maintenant des relevés de dessins à même les tablettes. Mais il y a également un outil qui est en court d’élaboration et qui sera très bientôt mis à la disposition de la communauté scientifique. Il s’agit du Workbench, un outil produit par Psycle avec la collaboration de Google et des technologies auto-ML sous le patronat d’Ubisoft Paris. 
    L’objectif premier de cet outil est la traduction de textes hiéroglyphiques par l’utilisation de l’intelligence artificielle. Mais pas que… Je vous propose de découvrir à travers cette présentation, les différentes possibilités qu’offrira ce nouvel outil, perfectible puisque évolutif. L’objectif sera dans un premier temps de présenter certains des éléments liés à l’élaboration d’un tel outil. Puis, nous présenterons les différentes sections de l’outil et leurs utilisations. Et finalement, nous dresserons un portrait type de l’utilisation global de cet outil et des possibilités qu’il pourra apporter à l’épigraphie de demain.